Dossier Automatisation: 5 erreurs qui coûtent cher et comment les éviter 

Quand on parle d’automatisation, la première chose à faire c’est d’oublier ce que vous avez connu par le passé. Les projets lourds, coûteux et interminables ne sont plus la référence. L’idée qu’il faut tout remplacer ou transformer l’organisation au complet pour obtenir des résultats appartient à une autre époque. En 2026, l’automatisation en PME est devenue beaucoup plus ciblée, progressive et accessible. Pourtant, trop de projets continuent d’échouer. Les outils sont déployés, les flux sont connectés, mais les irritants demeurent. Les équipes contournent les systèmes, les erreurs persistent et la complexité augmente. Dans la majorité des cas, ce n’est pas la technologie qui est en cause, mais la façon dont le projet a été abordé dès le départ. Dans cet article, nous mettons en lumière les erreurs les plus courantes observées dans les projets d’automatisation en PME et comment les éviter pour que l’automatisation devienne enfin un véritable levier d’affaires. 

Erreur 1 : automatiser un processus qui n’est pas prêt 

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à automatiser un processus mal défini, instable ou incohérent. Lorsqu’un processus n’est pas clair, l’automatisation ne règle rien. Elle fige les problèmes existants et leur donne une apparence de modernité. Comme le souligne Louis-David Robillard, directeur du développement logiciel, le véritable enjeu n’est pas l’outil, mais le processus lui-même. Automatiser un processus instable revient à solidifier un problème plutôt qu’à le résoudre. Avant de parler de plateformes, d’intégrations ou d’intelligence artificielle, il est essentiel de clarifier les règles, les responsabilités et les exceptions. Sans ce travail préalable, l’automatisation devient une source de rigidité et de frustration. 

Erreur 2 : automatiser sans régler un vrai problème d’affaires 

Automatiser n’a de valeur que si cela répond à un problème d’affaires réel. Dans plusieurs PME, le réflexe est d’automatiser ce qui est manuel ou répétitif, en présumant que tout ce qui se répète mérite d’être automatisé. En pratique, cette approche mène souvent à des projets coûteux pour des gains marginaux. Une automatisation pertinente doit s’attaquer à un irritant concret, mesurable et ressenti sur le terrain. Lorsqu’un projet n’améliore ni les délais, ni la qualité, ni la visibilité, il devient rapidement un fardeau supplémentaire à gérer. 

Erreur 3 : croire que l’intelligence artificielle peut faire des miracles 

L’intelligence artificielle s’est imposée dans le discours sur l’automatisation, parfois comme une solution miracle. Elle ne l’est pas. L’IA ne transforme pas un mauvais processus en bon processus et ne corrige pas des données incohérentes. Son rôle est d’accélérer ce qui est déjà clair et structuré. Lorsqu’elle est utilisée pour extraire de l’information, classer des documents ou rapprocher des données, elle peut générer des gains importants. Mais sans règles claires et sans données propres, elle ne fait qu’amplifier les problèmes existants. L’IA est un accélérateur, pas un substitut à la réflexion d’affaires. 

Erreur 4 : viser trop grand, trop vite 

Une autre erreur fréquente consiste à vouloir tout automatiser en même temps. Déployer une plateforme complète, automatiser plusieurs processus en parallèle ou transformer l’organisation en quelques mois augmente considérablement les risques. Les projets qui réussissent sont presque toujours progressifs. Ils commencent par un premier processus bien choisi, livrent un gain visible rapidement et permettent d’apprendre avant d’aller plus loin. Cette approche réduit les risques, sécurise les investissements et bâtit une réelle maturité interne en automatisation. 

Erreur 5 : croire que l’automatisation vise à remplacer les gens 

Contrairement à une crainte encore répandue, une bonne automatisation ne remplace pas les gens. Elle enlève ce qui les épuise. Elle réduit les ressaisies, les suivis manuels, les validations mécaniques et les erreurs évitables. Elle libère du temps pour des tâches à plus forte valeur ajoutée. Comme le résume Éric Murray, « dans bien des cas, automatiser coûte moins cher qu’une embauche, et les gains se voient beaucoup plus vite qu’on le pense ». Le retour sur investissement se mesure autant en efficacité opérationnelle qu’en mobilisation et en rétention des équipes. 

Le point de départ : ne pas faire les choses seul 

L’automatisation est une décision d’affaires, pas un projet à gérer en silo. Pour qu’elle fonctionne réellement, elle doit s’appuyer sur une analyse rigoureuse de vos processus, de vos priorités et de vos systèmes existants. Tenter d’automatiser sans accompagnement mène trop souvent à des choix coûteux et à des résultats décevants, même lorsque les outils en place sont performants. 

Chez Kezber, l’approche en automatisation repose sur une compréhension concrète de la réalité terrain. Les processus d’affaires, les systèmes existants et les irritants vécus par les équipes sont analysés avant toute décision technologique. L’objectif n’est pas d’automatiser pour automatiser, mais de livrer des gains mesurables, rapidement et durablement. L’automatisation des comptes payables illustre parfaitement cette approche. Ciblée, progressive et intégrée aux systèmes existants, elle permet d’améliorer la visibilité, de réduire la charge administrative et de générer des gains rapides, sans transformation lourde. 

Notre équipe vous accompagnera dans l’analyse de vos processus, l’identification des bons leviers d’automatisation et la définition d’une approche réaliste et progressive, adaptée à votre réalité. Le premier pas consiste à poser les bonnes questions et à structurer la démarche pour que l’automatisation génère des résultats concrets, mesurables et durables. 

Envie d’aller plus loin 

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